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Publié le 13/07/2017 à 16H29 Par Jérôme Citron

La victoire surprise de Donald Trump a fait l’effet d’un électrochoc. Pour la première fois, la diffusion massive de fake news par des activistes semble avoir pesé sur le résultat d’une élection présidentielle. Le monde entier a pris conscience qu’il y avait un vrai danger à laisser se développer cette culture du mensonge sur la Toile et les réseaux sociaux. En première ligne, la presse traditionnelle fait front, tandis que les géants du web commencent timidement à réagir.

Faut-il commenter une rumeur, au risque de la faire vivre et l’amplifier ? Pendant des décennies, la presse française, du moins la presse qualifiée de sérieuse, a eu tendance à répondre par la négative. Pourquoi consacrer de la place à une information bidon et dépenser de l’énergie à prouver aux lecteurs par A + B qu’il ne s’agit que de ragots, d’une boule puante lancée de manière anonyme pour offenser quelqu’un ou promouvoir des idées peu défendables. « Avant l’apparition d’internet et des réseaux sociaux, la presse avait le monopole de l’information, analyse le journaliste du Monde Samuel Laurent. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas faire comme si tout ce qui est écrit en dehors des journaux proprement dit n’existait pas. »

À la tête des « Décodeurs » du quotidien Le Monde, ce journaliste, avec d’autres collègues de la profession, tente d’organiser une riposte avec les moyens du bord. « Nous sommes confrontés à des groupuscules de plus en plus organisés qui utilisent le mensonge à grande échelle pour diffuser leurs idées. Cette stratégie n’est pas nouvelle ; ce qui est nouveau, en revanche, c’est que les personnes semblent davantage y croire ou veulent davantage y croire, analyse-t-il. Quand nous apportons la preuve incontestable d’un mensonge, beaucoup d’internautes finissent par nous dire : ce n’est pas grave, cela aurait pu être vrai. » Personne n’a rencontré le petit garçon à qui on aurait volé son pain au chocolat pendant le ramadan ; personne n’a retrouvé la « véritable » voiture des assassins de Charlie Hebdo et personne n’a rencontré les passagers de l’avion qui ne s’est pourtant pas écrasé sur le Pentagone le 11 septembre 2001, mais peu importe, les articles y faisant référence ont été diffusés massivement à travers les réseaux sociaux.

La suite sur :

https://www.cfdt.fr/portail/actualites/societe/-dossier-3/3-quand-lariposte-aux-fakes-news-s-organise-srv2_488447

Pour aller plus loin


 

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Tag(s) : #définition, #vrai-faux
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